Victoria rêve, Timothée de Fombelle

Résumé :

«Victoria voulait une vie d’aventures, une vie folle, une vie plus grande qu’elle. Et l’on disait tout autour d’elle : « Victoria rêve ». Mais depuis quelque temps, un monde imaginaire débarquait dans son existence. Elle avait l’impression d’une foule de personnages qui descendaient de sa bibliothèque en rappel pour venir semer leur pagaille. Victoria voulait savoir ce qui lui arrivait. Y avait-il un lien avec les livres qui disparaissaient de sa chambre? »

Victoria rêve est un court, mais étonnement fort, roman de Timothée de Fombelle.

Victoria est une petite fille qui adore lire, et elle promène ses petits pas sur une bibliothèque étonnante : L’écume des jours, Peter Pan, Bilbo Le Hobbit, Antigone, L’Iliade et L’ Odyssée…. Cette petite a bon goût ! Mais dans la vie de Victoria, pas de voyage autour du monde pour sauver sa famille prisonnière d’un horrible méchant, et pas de princesse en détresse (et si Victoria avait dû être un personnage de conte de fée, je crois plutôt qu’elle aurait été un pirate !). Alors Victoria s’ennuie, Victoria attend (non, pas le prince charmant !)… que des brigands l’attaquent, que des indiens enlèvent ses parents ! « Elle rêvait d’un chien qui lui arriverait au menton et la protégerait des lions venus boire dans le lac où elle se laverait une fois par mois, maximum ». Victoria attend que sa vie prenne forme, comme dans ses livres qu’elle aime tellement. Seulement voilà, c’est la réalité. Et c’est le père de notre petite héroïne, qui réintroduira le monde réel dans son univers, avec beaucoup de douceur.

Victoria, c’est un hommage à la littérature  à ses personnages, ses histoires :                       « La semaine précédente, elle disait s’appeler Charlotte Corday, Scarlett O’Hara. Ou Elisha Lee ». L’écriture y est drôle et émouvante (un peu comme un roman de Roal Dahl). Ce n’est pas vraiment un récit d’aventures, mais l’imaginaire fait irruption dans la vie de Victoria.

En effet, quoi de plus étrange que des livres qui disparaissent, une horloge qui prend la route, un papa qui a l’air d’être un cow-boy, trois chéyennes qui se cachent dans la maison d’une enfant, un petit garçon amoureux… ? Une intrigue, de la magie, des histoires de cow-boys et d’indiens… N’est-ce pas le parfum de l’aventure et des romans ?

Quand je dis que que Victoria aime lire, c’est-à-dire qu’elle adore lire, qu’elle dévore les livres. Elle ne vit que pour se plonger dans ses romans ! Avec Victoria, on se rappelle ce que c’est que d’être enfant, d’aimer lire plus que tout, et de croire en ses rêves les plus fous. En nous rappelant ces choses essentielles, Victoria fait danser la flamme des souvenirs pour ses lecteurs.

L’hommage à la littérature commence dès la couverture du roman, avec la merveilleuse illustration de François Place qui reproduit la bibliothèque de notre petite lectrice « Il y avait seulement, à la hauteur de ses yeux, une longue étagère unique, remplie de livres, qui faisait le tour de la chambre. Cette ligne de livres, Victoria l’appelait l’horizon. »

Victoria, avec ses livres pour petits et grands, pour filles et garçons, ses livres de toutes les pays du monde et de tous les temps, dit que l’imaginaire est une langue universelle.

Le lien du site de François Place http://www.francois-place.fr/, croyez moi moussaillons, ça vaut le coup d’aller y jeter les amarres un instant !

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